7 juin 2026
Accompagner des enfants dys avec l'IA (sans la leur mettre dans les mains)
L'IA comme aide aux devoirs, en complément des professeurs. Côté parent, pas côté enfant. Mon retour d'expérience.

Mes filles sont dys. Elles ont aussi 15-16 de moyenne générale. Elles aiment profondément étudier, c'est juste compliqué pour elles.
Avant l'IA, je dessinais leurs leçons, car l'apprentissage est un vrai sujet chez nous. J'ai passé des soirées à dessiner des mind maps, à leur faire apprendre Le Chat de Baudelaire en CM1 sur l'air d'une chanson d'Angèle, ou à relire leurs leçons d'histoire avec un accent de cantatrice italienne. J'avais compris que les leçons rentraient mieux quand plusieurs sens étaient activés. Et que le rire est essentiel - dans l'apprentissage de ce genre de profil, comme dans la vie de tout le monde.
Au collège, au lycée, elles ont appris peu à peu à faire leurs propres cartes mentales. Mais le rythme du lycée est dense.
À l'arrivée de l'IA, j'y ai vu une belle opportunité d'aide aux devoirs, en complément du travail nécessaire des professeurs.
Attention : je parle ici d'une aide pour les parents. Je n'ai pas mis l'IA dans les mains de mes enfants, au contraire. Je leur ai d'abord expliqué très précisément ce que c'était, de façon transparente : l'entraînement, la consommation énergétique, les biais, les hallucinations. Puis je leur ai montré ce qui était cool.
Concrètement, je l'utilise pour traduire une leçon en explication guidée, résumer une fiche de révision, trouver des astuces mémo-techniques, faire des quiz, des exercices. Les prépositions expliquées pas à pas sur le thème du Japon, parce que c'est sa passion et que ça passe mieux.
En cadrant l'IA, en dialoguant avec les enfants et en accompagnant le tout, c'est fantastique.