7 juin 2026
« Je ne sais pas » : la posture que j'enseigne
C'est la phrase que j'ai le plus prononcée en trois ans de formation IA. Et c'est, je crois, la plus utile.

« Je ne sais pas. » C'est la phrase que j'ai le plus prononcée en trois ans de formation à l'IA.
Pas « voici l'outil ultime ». Pas « la méthode infaillible ». Non. « Je ne sais pas. »
Le secteur bouge si vite que personne ne tient son expertise plus de six mois. Une appli ferme, un nouveau modèle débarque, une version sort. Chaque semaine, ou presque.
Du coup, il y a deux types de « je ne sais pas » dans mes formations.
Le premier : « Je ne sais pas, mais on regarde ensemble. Dans dix minutes, on aura la réponse. » Tester. Documenter. Comparer. Une méthode.
Le deuxième, plus inconfortable : « Je ne sais pas. Personne ne sait. » Quel métier créatif existera encore en 2030 ? Aucune idée. La rémunération des directeurs artistiques dans cinq ans ? Aucune idée.
Sur la prospective, je ne bluffe pas. Je dis « je ne sais pas », je laisse le silence faire son travail, ou j'envoie voir les travaux de Flavien Chervet.
Parce qu'un formateur qui prétend lire l'avenir d'un secteur qui se réinvente tous les lundis, ce n'est pas ma vision, et ce n'est pas moi.
Ceux qui repartent avec mes méthodes n'ont pas de réponses toutes faites dans leur valise. Ils ont une posture : celle de qui sait dire « je ne sais pas », sait quoi faire ensuite, et garde le sourire.